Nos rencontres
Illustration : Une danse sur la musique du temps - Nicolas Poussin (1594–1665) entre 1634 et 1636
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Au milieu du XVIe siècle l’Italie devient le laboratoire de l’avant-garde musicale européenne.
Initié dans le madrigal, le grand théâtre des passions humaines, déjà exploré par la peinture et la sculpture, s’incarne bientôt dans l’opéra.
Avec l’alliance du son et du verbe dans le tourbillon des émotions, la musique rejoint le grand concert des arts.
Un nouveau chapitre de l’Histoire s’ouvre. On l’appellera plus tard « Baroque ».
Texte : Didier Patel
Le conférencier : Didier Patel a été professeur d’Analyse Musicale au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Bourg en Bresse. Il associe toujours ses conférences musicales à l’art et à l’histoire.
Illustration : Les Cinq Sens : L'Ouïe - Eau-forte d’Abraham Bosse vers 1638
Convergences et différences entre deux compositeurs de générations différentes.
Conférence avec exemples musicaux
Un zoom sera effectué sur l'oeuvre la plus wagnérienne de Mahler, la cantate Das klagende Lied, mais d'autres extraits seront commentés.
La conférencière : Docteur en musicologie (thèse sur Mahler), Isabelle Werck enseigne l’histoire de la musique et l’analyse au conservatoire de Paris 18e, ainsi que dans des cours d’adultes (Université Inter-Ages de Créteil). Elle collabore avec la Philharmonie de Paris et a publié des biographies de compositeurs (Mahler, Liszt, Grieg). Illustration : Gustav Mahler dans la salle de l'Opéra de Vienne en 1907 d'après Moritz NährTélécharger le flyer
Une conférence de Gérard Loubinoux en prélude à la représentation du dimanche 22 mars au Bâtiments des Forces Motrices à Genève
Rameau brosse dans sa version originale de 1737, un portrait quasi psychologique des personnages, en particulier d’un Pollux écartelé entre son amour pour Télaïre, la promise de son frère Castor, et son devoir envers ce dernier. Désireux de renoncer à son immortalité pour sauver son frère mortel tombé au combat, Pollux descend dans les enfers pour y prendre sa place. Ce dont il est question ici, c’est d’une fraternité qui se veut universelle et qui transcende tout – même la mort –, d’un amour inconditionnel et vainqueur des affres de la guerre »Une Tragédie en Musique où cohabitent l’extraordinaire vitalité rythmique et mélodique de Rameau, ses intermèdes dansés qui donnent du corps à la profondeur des sentiments et une orchestration sans cesse inventive. A découvrir !
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Belle comme l’antique. Pénélope de Fauré, un chef-d’oeuvre méconnu
Entre 1907 et 1912, Gabriel Fauré compose son unique opéra Pénélope, l’une de ses partitions les plus méconnues, et pourtant un chef-d’oeuvre.
Fondé sur un livret du jeune René Fauchois d’après L’Odyssée d’Homère, l’ouvrage met en scène l’attente de la reine d’Ithaque et ses retrouvailles avec Ulysse. D’une expression noble et retenue, Pénélope renferme des pages d’une grande beauté, qui méritent d’être découvertes.
Tout en proposant une introduction à l’opéra, cette conférence traitera diverses questions. Comment Fauré, connu pour ses formes brèves et son célèbre Requiem, a-t-il abordé la scène lyrique ? Quelle a été la genèse de Pénélope, alors que les fonctions de Fauré, directeur du Conservatoire de Paris, l’accaparaient ? Comment le compositeur s’est-il situé, sur la scène lyrique française, à la suite de ses collègues Debussy et Dukas ? Comment, enfin, a-t-il répondu à la question wagnérienne qui hantait l’époque ?
Nicolas Southon est professeur d’Histoire de la musique et d’Analyse au Conservatoire de Paris depuis 2022. Parmi ses publications : J’écris ce qui me chante, Textes et entretiens de Francis Poulenc ; Les symphonies du Nouveau monde : un panorama de la musique aux États-Unis. Il a été rédacteur en chef de l’édition des OEuvres complètes de Gabriel Fauré
Illustration : Pénélope, Laërte et Télémaque - Début XVIe siècle
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Conférence par Jérôme Delaplanche
Cette conférence se propose d'analyser la nature protéiforme du leitmotiv : son origine, sa capacité de métamorphose et son rôle de mémoire émotionnelle tout au long des quatre journées de la Tétralogie. Loin d’être de simples outils de reconnaissance des personnages, ces motifs constituent un langage dramatique à part entière, où la musique se charge d’une fonction narrative et philosophique explicite, capable d'exprimer ce que les mots seuls ne peuvent traduire. Enfin, l’étude se penchera sur le parcours musical du thème des Walkyries. À travers ses différentes occurrences, nous verrons comment un même motif peut passer de la puissance tonitruante à l'expression d'une fragilité extrême, illustrant ainsi la figure du héros romantique wagnérien dans toute sa complexité. Il s’agira d'écouter la Tétralogie non comme une collection de thèmes figés, mais comme un réseau dynamique en perpétuelle évolution. Le conférencier : Docteur habilité en histoire de l’art de l’université de la Sorbonne et ancien pensionnaire de la Villa Médicis, Jérôme Delaplanche a enseigné à l’université et est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les arts. À travers ses travaux, il s'attache à dégager la richesse musicale et poétique de l'oeuvre de Wagner en s'appuyant sur une exigence de vérité historique et documentaire.Télécharger le flyer
Clôture de la saison par une projection.
Plus d'infos à venir
Nos propositions de sorties
Pour ouvrir la nouvelle saison de l’Opéra de Lyon, deux sommets du répertoire pour grand orchestre de Richard Wagner et Gustav Mahler. Un concert magistral où l’on ne peut que retenir son souffle face au sublime des oeuvres proposées.
Illustration : Richard Wagner et sa femme Cosima. Österreichische Nationalbibliothek
Tannhäuser représente la lutte de deux principes qui ont choisi le coeur humain pour principal champ de bataille, c’est-à-dire de la chair avec l’esprit, de l’enfer avec le ciel, de Satan contre Dieu.
Charles Baudelaire
Illustration : Klaus Günzel: Die deutschen Romantiker. Artemis, Zürich 1995
Opéra en 3 actes et 1 prologue (7 tableaux) - Livret du compositeur, d’après la pièce d’Alexandre Pouchkine - Version originale de 1869
Direction musicale : Vitali Alekseenok. Mise en scène : Vasily Barkhatov. Boris Godounov : Dmitry Ulyanov. Féodor : Iurii Iushkevich. Xénia : Eva Langeland Gjerde *. La Nourrice : Nadezhda Karyazina. Le Prince Vassili Chouïski : Sergey Polyakov. Andrei Chtchelkalov : Alexander de Jong *. Pimène : Maxim Kuzmin-Karavaev. Grigori Mihails : Culpajevs. Varlaam : David Leigh. Missaïl / L’Innocent : Filipp Varik *. L’Aubergiste : Jenny Anne Flory *. Nikititch : Hugo Santos.* * Solistes du Lyon Opéra Studio
Boris Godounov dévoile un univers d’intrigues de pouvoir et de révolte populaire. Un drame psychologique, une fresque historique, avec une question : comment le pouvoir transforme-t-il l’humain ?
Illustration : Boris Godounov
Livret de Maurice Maeterlinck
Direction musicale : Juraj Valčuha. Mise en scène & chorégraphie : Damien Jalet & Sidi Larbi Cherkaoui. Pelléas : Björn Bürger. Mélisande : Mari Eriksmoen. Golaud : Leigh Melrose Arkel : Nicolas Testé. Geneviève : Sophie Koch Yniold : Charlotte Bozzi. Un berger / Un médecin : Mark Kurmanbayev.Danseurs et danseuses du Ballet du Grand Théâtre de Genève et de Eastman Dance Company
Si, si ; je suis heureuse, mais je suis triste…
Mélisande
Le baryton Ludovic Tézier transforme en or tout ce qu’il chante. Puissance d’incarnation, intensité dramatique, art des nuances : il faudrait inventer de nouveaux mots pour dire l’admiration que cet immense artiste suscite.
Musique et livret de George Gershwin et Ira Gershwin
Direction musicale : Wayne Marshall. Mise en scène et chorégraphie : Christopher Wheeldon. Collaboration à la mise en scène et chorégraphie : Dontee Kiehn. Scénographie et costumes : Bob Crowley. Lumières : Natasha Katz Son : Jon Weston. Vidéos : 59 Productions.Avec une distribution d’artistes de Broadway et du West End Orchestre de la Suisse Romande
La vie ressemble beaucoup au jazz. Elle est plus belle quand on improvise.
George Gershwin
Franz Liszt
Cycle de berceuses avec des oeuvres anonymes et des lieder de : Franz Schubert, Franz Liszt, Richard Strauss et Edvard Grieg.
Lili Boulanger, Richard Strauss, Cécile Chaminade, Germaine Tailleferre, Francis Poulenc, Darius Milhaud, Édith Piaf.
Célébrée pour sa finesse et sa subtilité, la soprano Sabine Devieilhe se révèle au cours d’un récital onirique et lumineux, en compagnie de son plus fidèle allié, le pianiste Mathieu Pordoy.
Avec de l’adresse on se tire de tout ; l’habileté est la reine du monde. Madame de Staël, Corinne ou l’Italie
Livret du compositeur
Direction musicale : Giulio Cilona. Mise en scène : Christof Loy. Louise : Elsa Dreisig. La Mère de Louise / La 1re d’atelier : Sophie Koch. Julien / Le Noctambule : Adam Smith. Le Père / Le Chiffonnier : Nicolas Courjal.« Tout être a le droit d’être libre ! Tout coeur a le devoir d’aimer ! » Louise est un hymne à l’amour et à l’indépendance. Une partition pittoresque sur les illusions et désillusions d’une jeune femme.




