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Voyage à Berlin
Nous étions de 19 membres du Cercle à participer à ce voyage du 5 au 9 mars 2026.
Depuis le parking Ste Bernadette (gratuit) nous avons rejoint l’aéroport de Genève en autocar (SABA). Le voyage aller s’et effectué en milieu de journée (Lufthansa) avec étape à Munich, le retour direct en fin de journée par Easyjet.
Hébergement à l’hôtel Monbijou, d’un confort très satisfaisant et idéalement situé près de l’Ile aux Musées et du Staatsoper Unter Den Linden.
Repas en commun le premier soir en à l’Hofbräu Munchen près d’Alexander Platz. Ambiance bavaroise très festive. (Voir vidéo)
Gustav Mahler et Richard Wagner : un modèle vivement admiré
Une conférence d'Isabelle Werck.
Mahler admirait beaucoup Wagner, mais que fait-il de son admiration pour lui ?
Il a 47 ans de moins que lui et ils ne se sont jamais rencontrés, n’ont pas eu d’échanges personnels. Ils ont en commun leur imaginaire, ce sont 2 hyper romantiques mais il y a une différence de génération.
Leurs musiques ont des couleurs différentes, celle de Mahler est plus pulsée, a des sonorités plus tonitruantes.
Comparaison de 2 tempêtes (forme musicale qui remonte à l’antiquité).
- Ouverture du Vaisseau Fantôme de Wagner qui finit par un soulèvement chromatique de
- Final de la 1ère symphonie de Mahler écrite un demi-siècle plus tard, d’une grande violence. Les éléments déchaînés qui symbolisent une révolte Grosse dissonance au début puis ressemblance avec une résonance chromatique de 4 notes.
De 1875 à1878 Mahler est à l’université de Vienne. Wagner revient diriger en personne Lohengrin et Le Vaisseau Fantôme alors que Mahler est étudiant. C’est une époque de bagarres entre wagnériens (étudiants) et partisans de Brahms (professeurs). Mahler, très ému, voit Wagner à l’opéra. Un jour que Mahler et ses amis chantent Wagner, ils se font virer par sa logeuse…
La révolution baroque (partie 2) : Orpheo de Monteverdi
A l’époque baroque la musique devient humaniste: elle se met au service du sens des mots. C’est l’apparition du madrigal dont le texte veut rendre les passions humaines, a contrario de la musique a capella. A Florence, grand centre musical, cela aboutit au mélodrame puis à l’opéra.
C’est une première révolution dans la musique. La polyphonie n’est pas oubliée mais on y ajoute la monodie accompagnée. La musique devient moyen d’expression de la vie intérieure.
Le grand homme de la synthèse est Monteverdi (1567-1643) né à Cremone, à cheval sur les 2 siècles. Il a été formé à la grande polyphonie vocale mais il absorbe tout ce qui se passe autour, à Mantoue et à Florence, et il va en faire une synthèse parfaite. Il ouvre la grande période baroque qui se fermera avec Bach.
Monteverdi a composé entre autres 2 messes, 8 livres de madrigaux. Il commence avec des madrigaux (5 voix a capella) qu’il va transformer: les 5 voix sont remplacées par des instruments ou autres comme le lamento qui devient une constante de l’art baroque et illustre les grandes
déplorations.. Il va vouloir exprimer les passions humaines (passion, haine, désespoir…), tout ce qu’il se passe est dramatisé. La douleur devient le grand thème du baroque, exprimée par le lamento (2 musiques, une qui pleure, l’autre qui commente).
La révolution baroque (partie 1)
La période Baroque a une connotation péjorative en France, a contrario de l’Italie. Ce mouvement lancé dès le début du 16e s, point de départ de la Renaissance, est une révolution copernicienne dans l’art, notamment dans la peinture. L’Italie a préparé le terrain, car les artistes de cette époque étaient fascinés par les grands vestiges antiques, représentant l’âge d’or de l’Italie. Cette fascination est la base des nouveautés qui vont faire irruption.
Les peintures de la Chapelle Brancacci (ouverte en 1424) à Florence, en sont des exemples.
Elles traduisent la Pensée humaniste où l’homme occupe la place centrale. Florence sera un centre culturel essentiel. Une des peintures représente des hommes en profondeur, dans un paysage et un fond sans dorures, dans leur apparence réelle. Les personnages expriment des sentiments, des émotions, des gestes de la vie courante. C’est çà l’enjeu de l’art au 16s.






