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La révolution baroque (partie 2) : Orpheo de Monteverdi
A l’époque baroque la musique devient humaniste: elle se met au service du sens des mots. C’est l’apparition du madrigal dont le texte veut rendre les passions humaines, a contrario de la musique a capella. A Florence, grand centre musical, cela aboutit au mélodrame puis à l’opéra.
C’est une première révolution dans la musique. La polyphonie n’est pas oubliée mais on y ajoute la monodie accompagnée. La musique devient moyen d’expression de la vie intérieure.
Le grand homme de la synthèse est Monteverdi (1567-1643) né à Cremone, à cheval sur les 2 siècles. Il a été formé à la grande polyphonie vocale mais il absorbe tout ce qui se passe autour, à Mantoue et à Florence, et il va en faire une synthèse parfaite. Il ouvre la grande période baroque qui se fermera avec Bach.
Monteverdi a composé entre autres 2 messes, 8 livres de madrigaux. Il commence avec des madrigaux (5 voix a capella) qu’il va transformer: les 5 voix sont remplacées par des instruments ou autres comme le lamento qui devient une constante de l’art baroque et illustre les grandes
déplorations.. Il va vouloir exprimer les passions humaines (passion, haine, désespoir…), tout ce qu’il se passe est dramatisé. La douleur devient le grand thème du baroque, exprimée par le lamento (2 musiques, une qui pleure, l’autre qui commente).
La révolution baroque (partie 1)
La période Baroque a une connotation péjorative en France, a contrario de l’Italie. Ce mouvement lancé dès le début du 16e s, point de départ de la Renaissance, est une révolution copernicienne dans l’art, notamment dans la peinture. L’Italie a préparé le terrain, car les artistes de cette époque étaient fascinés par les grands vestiges antiques, représentant l’âge d’or de l’Italie. Cette fascination est la base des nouveautés qui vont faire irruption.
Les peintures de la Chapelle Brancacci (ouverte en 1424) à Florence, en sont des exemples.
Elles traduisent la Pensée humaniste où l’homme occupe la place centrale. Florence sera un centre culturel essentiel. Une des peintures représente des hommes en profondeur, dans un paysage et un fond sans dorures, dans leur apparence réelle. Les personnages expriment des sentiments, des émotions, des gestes de la vie courante. C’est çà l’enjeu de l’art au 16s.
Le Trio Zadig à Manigod
Zadig & Friends, un nouveau festival de musique de chambre, a été lancé cet été à Manigod, festival auquel notre Cercle a été chaleureusement invité. Il fait suite à Musique à Beauregard, un festival de musique classique précédemment dirigé dans la région par Guillaume Vincent, directeur artistique et pianiste, originaire d’Annecy.
Le Trio Zadig (violon, violoncelle et piano) se produit un peu partout en France, en Europe et de par le monde. Cette résidence dans la région accompagne la sortie de leur double album Shadows and Light : The Mendelssohn Legacy, enregistré avec le label Naïve, qui rend hommage à Felix et Fanny Mendelssohn. Le festival leur donne vie et dans l’instant des concerts les oeuvres enregistrées ont été jouées, avec des pièces de Brahms et Schumann en écho. Des compositeurs dont la vie et l’héritage correspondent au dialogue musical que Le Trio Zadig souhaite engager – dont l’objectif est de proposer des concerts dans une atmosphère intime et chaleureuse ; des compositeurs dont la musique est profondément ancrée dans l’identité artistique du trio.






