La quatrième énigme de Turandot: "E poi Tristano!"
2027-03-13 15:00
La quatrième énigme de Turandot: "E poi Tristano!"
Comme Puccini l'écrit dans sa partition inachevée : Et puis, Tristan…
Puccini a cherché à renouer avec Tristan et a donné, à la place, le caractère sacré de Parsifal : C'est le « réenchantement » de la Chine légendaire, la nouveauté du langage dramaturgique puccinien qui nous rappelle, au final, la situation analogue de Parsifal.
Que restait-il à ajouter à Puccini si la mort de Liù avait résolu, dans la réalisation de l'Amour comme don de la vie, sa mort comme sacrifice d'amour ? Comme si ça devait finir comme ça ?...
Troisième acte (inachevé) : finalement, peu importe le nom de Calaf. La découverte du nom, finalement proclamé par Turandot, est la révélation de ce qui se manifeste grâce à Liù donnant sa vie par amour pour Calaf, le nom de l'Amour.
Les trois fameuses énigmes du deuxième acte (espoir-sang-Turandot) trouvent ici leur inversion et réalisation : donner son sang le plus pur (comme Calaf le chantera plus tard) par amour, et ne pas l'exiger des autres (la seconde énigme).
Qu'écrire de plus définitif, seulement des esquisses...
Le conférencier : Sandro Cometta est né à Lugano, a fait ses études à Genève où il a obtenu une licence en italien. Passionné de musique et d’art lyrique, il présente des conférences au Grand Théâtre de Genève, à l’Association genevoise des Amis de l’opéra et du ballet et à Forum Opéra de Lausanne.
Illustration : Affiche promotionnelle de l'opéra « Turandot » de Giacomo Puccini, Avril 1926 Léopold Metlicovitzn 1817.
Toutes les dates
- 2027-03-13 15:00




