“La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.”

Richard WAGNER

Cercle Richard Wagner Annecy-Savoie

“La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.”

Richard WAGNER

Recit d’une escapade a Bayreuth

Comment ? Aller à Bayreuth avant le début du Festival ?

Bizarre, quand même. Eh bien, non, car nous y sommes allés à l’invitation de la Mairie de Bayreuth, relayée par la Mairie d’Annecy. Le cercle Wagner en délégation, ce n’est pas rien... Autant le dire tout de suite, nous étions invités à voir la répétition générale du Vaisseau Fantôme, avec un grand nombre d’autres personnes. Las... ! Katharina Wagner en a décidé autrement, sans donner la moindre explication. Imaginez une délégation dépitée, furieuse, triste... tout s’écroulait. C’était compter sans nos hôtes, amicale franco-allemande, Mairie, Verband, impuissants malgré leur colère. Ils se sont mis en quatre pour atténuer la déception, contre le ressentiment envers Katharina ils ne pouvaient rien.

Et nous voilà samedi matin en visite au Festspielshaus. Quelle visite ! Notre guide, Stephan Müller, est journaliste pour la revue du Festival, figurant, élu et surtout passionné du lieu et connaisseur de tout ce qui en émane. De coin caché en grande salle, des coulisses aux pièces de répétition, rien n’a pu nous échapper et la pluie diluvienne qui a salué notre sortie ne nous a même pas émus. Autre nourriture spirituelle, un fantastique concert le soir. Pas facile de remplacer le Vaisseau ? Eh bien, non, mais le concert de l’organiste de ND de Paris, Vincent Dubois, nous a sidérés par sa virtuosité. Nous avons pu sécher les larmes de regret et applaudir à tout rompre.

C’est tout ? Mais non, car le programme que nous avions concocté comprenait également la visite de Wahnfried. Surprise, la maison a été vidée de beaucoup d’objets que l’on retrouve en partie dans le musée neuf qui la jouxte. On y perd en émotion, mais c’est une belle exploration du monde wagnérien. Et la maison de Siegfried, dans le jardin, permet d’être édifié sur les rapports entre la famille et les nazis. Pas de mystère, élégamment.

Nous avons aussi visité le théâtre des Margraves, remis en état, rutilant de tous ses ors.

Nos amis ont pensé aux nourritures terrestres et nous ont invités dans un excellent restaurant de spécialités de Franconie (région de la Bavière), en compagnie de Vincent Dubois et de Nicolaus Richter, violoniste et chef d’orchestre de l’ensemble des jeunes franco-allemands de Strasbourg.

Que dire de plus ? Un immense merci à nos hôtes, une grande interrogation sur le fonctionnement du Festival, mais d’autres pourront s’en inquiéter, le Verband est déjà au courant.

C’est tout ? Mais non, ignorant évidemment les péripéties à venir, le Cercle avait pensé à étoffer cette escapade par une halte à Nuremberg. Découverte de la ville avec une guide anglophone plutôt dure à suivre, visite de la maison de Dürer, découverte de la gastronomie locale, nous avons mené joyeuse vie !

Merci à tous ceux qui ont facilité cette escapade, membres du cercle pour la logistique, la conduite du minibus, les questions pratiques etc.

AM Gérardot